L'autre jour, à l'université, je me rendais de mon bureau à la cafétéria quand j'ai entendu des bruits de pas derrière moi. Ça courait vite! Je me suis poussé. Un étudiant en retard en classe me suis-je dit. Ils sont tous pareil, en Australie comme ailleurs. En fait, je doute que ce kangourou ai été en retard pour sa classe mais il m'a fait une bonne frayeur en me dépassant à toute allure! Ce kangourou (ou wallaby pour être exact) est un exemple parmi beaucoup d'autres du dépaysement en terme de faune et flore dont je vais parler aujourd'hui.
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| Kookaburra (Martin-Chasseur Géant) |
Je vous ai un peu parlé de certains animaux exotiques que l'on a déjà rencontré. A Sydney comme à Townsville, on voit des Ibis à tous les coins de rue, des parcs municipaux, à la cour d'école ou encore dans son jardin. Mais à Townsville, dans le Queensland, on est vraiment sous les tropiques et j'ai parfois l'occasion de vivre dans un immense zoo... Le plus surprenant c'est la nuit. Samedi dernier par exemple, il faisait 34 degrés dehors le jour, et près de 30 degrés dans la maison. Heureusement que c'est le printemps! On n'a pas hâte à l'été! Alors le soir, on ouvre grand les fenêtres pour faire courant d'air et refroidir la maison. Ce qui surprend au début c'est que les bruits dehors sont différents de ce qu'on connaît. D'abord, il y a toujours un bruit de fond qui ressemble à des grillons. Ça fait un peu provençal. A ça s'ajoute un tas de bruits étranges. Il y a un oiseau dont le cri ressemble aux pleurs d'un enfant. Les premières nuits on ne comprenait pas. On allait voir dans la chambre d'Enora mais elle dormait à poing fermé. Des cauchemars et elle s'est rendormie? On a fini par se rendre compte que c'était pas elle. Un autre oiseau, le Kookaburra (Martin-Chasseur Géant) - voir photo - fait le bruit d'un singe (du genre "ou ou ou ah ah ah"). Donc on leur a donné des noms: "l'oiseau bébé", "l'oiseau chat" (qui fait comme des miaulements), "l'oiseau singe", etc. Finalement, on s'y habitue. Ça nous manquerait presque!
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| Cacatoès |
Autre exemple, je vais à l'université en vélo. C'est environ 15-20km, principalement plat, souvent le long d'une rivière. Très joli, surtout pendant qu'il ne fait pas trop chaud et qu'il ne pleut pas... Je quitte la maison vers 7:30, avant qu'il ne fasse trop chaud, et je tourne sur la rue suivante. Là, les arbres sont tous truffés d'oiseaux de toute sorte dont je ne connais pas les noms. Certains de ces arbres sont des frangipaniers, d'autres de "raintree", il y a aussi des manguiers chargés de centaines de mangues bientôt mûres! Je traverse le centre-ville puis une rivière sur laquelle je vois presque tous les jours des Hérons. Ensuite, je roule 10 minutes et arrive au bord d'une rivière plus large. Là, des panneaux informent que des crocodiles vivent là, décourageant les nageurs potentiels. Malgré ça des gens pêchent au milieu des herbes, d'autres amènent leurs enfants au bord de l'eau, etc. J'ai pas encore essayé de me tremper les pieds. Peut-être dans une autre vie... Ensuite, plus proche de l'université, je vois presque toujours quelques Cacatoès volant d'arbre en arbre (voir photo).
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| Loriquet |
Une fois à l'Université, je retrouve mes dindons sauvages. A midi, à la terrasse de la cafétéria, il y en a un qui essayait de finir l'assiette d'une personne qui venait de partir. Maintenant que je sais qu'ils sont peureux j'en suis plus brave et j'ai été le chasser! J'ai vu il y a une semaine un couple de loriquets (voir photo) sur l'arbuste à côté de l'entrée de mon bâtiment. Ils sont beaux mais ils ne sont apparemment pas originaire d'Australie et c'est plus un problème qu'autre chose. On en voit presque partout. Sinon, toujours à la cafétéria, haut lieu de la biodiversité du campus, des martin-chasseur géants (photo plus haut) sont presque toujours perchés sur des branches ou le rebord de la terrasse.

Après il y a les trucs moins sympas... Bon, on a bien le serpent le plus dangereux du monde, le taipan du désert qui peut d'injecter par une seule morsure assez de venin pour tuer environ 100 hommes. Mais apparemment il habite... dans le désert justement... donc pas proche des habitations. Le pire pour l'instant c'est les fourmis. Il y en a de toutes les tailles et toutes les couleurs. Je dois bien en attraper quelques dizaines par jour sur mon bureau et je ne serais pas surpris que beaucoup ait déjà grillées dans mon ordinateur. Il y en a des toutes petites qu'on voit partout. On en a aussi des plus grosses, rouges, qui viennent dans la cuisine le soir et repartent plus tard dans la nuit. Il paraît qu'il n'y a pas grand chose à faire contre celles-là. Et il y a les fourmis vertes. Celles-là elles semblent typiques de notre région. Elles sont belles mais apparemment elles peuvent mordre (pas piquer). Avec tout ça on ne se sent jamais seul!

A part ça, la végétation vaut bien aussi le coup que la faune. C'est un peu comme si on pouvait sortir toutes les plantes grasses de notre fleuriste Canadien et les faire pousser dehors pour en faire des arbres. Les ficus par exemple (les "fig tree"), font une bonne quinzaine de mètres de haut et bordent le front de mer, avant la rangée de palmiers. Je vous laisse avec une photo panoramique prise près du front de mer.
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| Front de mer |
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